Après une longue tournée en France métropolitaine et sur l’île de la Réunion, Maya Kamaty nous délivre son EP. Intitulé Sovaz, il symbolise la liberté et le renouveau pour la chanteuse d’origine réunionnaise qui, avec l’aide du producteur Sskyron se lancent dans un nouveau style musical.
L’EP « Sovaz » commence par Kavalé Sskyron nous dit que c’est « un morceau spontané », tout comme sa rencontre avec Maya Kamaty, la musique est venue spontanément ensuite. La chanteuse a ressenti comme une urgence, l’envie de ne pas rester enfermer dans un même genre musicale, c’était justement le moment pour elle de collaborer avec Sskyron, un producteur Réunionnais qui est également chanteur. Ainsi Maya se lance avec Sskyron dans un style bien différent de celui qu’elle faisait avant.
Sovaz le titre qui a donné son nom à l’EP a un sens important pour la chanteuse. « Crie a mwin Queen Diva » à travers un live Maya nous explique le sens des paroles. « tu peux bien m’appeler comme tu veux, j’en ai plus rien à faire » nous dit elle. Un message que la fille de Gilbert Pougnia veut faire passer à tous, elle n’a plus le temps de prendre de détours, son but maintenant est d’aller droit au but et de dire les choses comme elles sont notamment dans les paroles de ses chansons.
Kartel c’est le morceau le plus dure au niveau de la création, un peu « kas coco » nous dit Skyron. Il s’agit d’une chanson engagée qui parle d’esclavage moderne, de notre rapport à l’histoire de l’île de la Réunion, du faussé entre les riches et les pauvres on parle ici de « gros blancs ». Maya Kamaty rappelle dans son live que l’histoire de la Réunion n’est pas dans les livres d’étude, avec l’exemple des enfants de la creuse, qui devrait être entendue et connue de tous.
Après Kartel, la chanson suivante c’est ATR avec ces paroles en faveur de la lutte des violences faites aux femmes. « A terre ou la peze mon corps a terre » Les paroles parlent d’une femme qui a subi de la maltraitance et qui à présent se lève pour s’exprimer et révélé ce qu’elle a subit.
« tribunal la mok en tol […] a mwin deboute en famn kabar »
La dernière chanson de l’EP c’est Kaskolé, entendu pour la toute première fois dans l’émission culturebox, ce morceau bien qu’il est fait danser Daphné Burki et Raphäl Yem cette chanson en créole porte sur des valeurs féministes.

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